La clemenza di Tito

Wolfgang Amadeus MOZART | Livret de C. Mazzolà, d'après P. Metastasio

Grande salle - 21.06 > 28.06.20 - 3h00 - avec entracte

Ce dernier opéra de Mozart est une puissante fable sur l'amitié et l'amour, la trahison et le pardon.

Il y a dix ans, quatre soldats romains (quatre amis liés par un serment sacré) sont revenus de la guerre en Palestine. Depuis lors, l’un d’eux (Tito) a succédé à son père comme empereur et les autres (Sesto, Annio et Publio) ont été élevés à des postes de confiance autour du trône. L’opinion publique pousse l’empereur à prendre une femme pour assurer la dynastie. Mais toutes ses tentatives pour imposer Bérénice, la reine de Palestine, comme épouse ont échoué. Rome ne peut accepter qu’une romaine comme impératrice. Tito s’incline devant la volonté du peuple et renvoie sa “reine juive”. Vitellia est prête à tout pour prendre sa place “légitime” sur le trône. Il ne lui reste qu’une seule rivale, la noble et sincère Servilia. Vitellia séduit impitoyablement Sesto afin qu’il assassine son impérial ami. Et Rome devient une poudrière prête à exploser.

La clemenza di Tito (1791) est à la fois un regard rétrospectif sur l’opera seria et une œuvre d’une noblesse classique qui annonce le nouveau siècle. Metestasio a conçu le livret original comme “un miroir pour les princes”, une parabole historique offerte à un chef d’état contemporain non pas pour qu’il puisse voir ce qu’il était mais pour qu’il puisse voir ce qu’il pourrait devenir. La réponse de Mozart met l’accent sur l’individu plutôt que sur la position. Le pardon peut être considéré comme le thème le plus récurrent dans tous les opéras de Mozart, et il est présent dans La clemenza di Tito depuis son titre jusqu’à la scène finale. Titus en est, bien sûr, l’incarnation. Il est mis à l’épreuve, mais il se maîtrise, et c’est ce drame personnel qui se joue, presque rituellement, tandis qu’autour de cette lente transformation les passions tourbillonnent, les liens se rompent, l’anarchie menace. C’est, enfin, la douce grandeur de la musique qui redresse, restaure et triomphe. Ce dernier opéra de Mozart est une puissante fable sur l’amitié et l’amour, la trahison et le pardon.

Détails

Pierre Derhet | Tito, empereur de Rome

Karen Vermeiren | Vitellia, fille de l’empereur déposé Vitellius

Pauline Claes | Sesto, ami de Tito, amoureux de Vitellia

Julie Vercauteren | Annio, ami de Sesto, amoureux de Servilia

Laura Telly Cambier | Servilia, sœur de Sesto, amoureuse d’Annio

Kamil Ben Hsaïn Lachiri | Publio, ami de Tito, capitaine de la garde prétorienne

 

L’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie | L’ensemble vocal Le petit Sablon | Gabriel Hollander, chef d’orchestre | David Miller, conseiller musical | Thibaut Lenaerts, chef de chœur | Eric Gobin, metteur en scène | Gaël Bros, costumes | Frédéric Philippe, décor | Nicola Pavoni, éclairage | Primo Lunghi, coach d’italien |Françoise Ponthier, coach de mouvement scénique | Lionel Bams, Noemi Biro, pianistes répétiteurs | asbl Amadeus & Co, producteur

Ouverture des ventes, le 7 avril 2020


1ère partie : 1h15
Entracte : 30 min
2ème partie : 1h15


Avant-spectacles

Dans la Petite Salle, une heure avant le lever de rideau

dim. 21.06 | 14h00
avec Arne Herman, musicologue, en néerlandais

mar. 23.06  | 18h00
avec Hugo Rodriguez, musicologue, en français

jeu. 25.06 | 18h00
avec Arne Herman, musicologue, en néerlandais

dim. 28.06 | 14h00
avec Hugo Rodriguez, musicologue, en français

Dates

  • dim. 21/06/20
    15:00
  • mar. 23/06/20
    19:00
  • jeu. 25/06/20
    19:00
  • dim. 28/06/20
    15:00