Les
concerts

En avant la musique

Au cœur du chaos dans lequel le monde est trop souvent plongé, le théâtre et la musique offrent un temps dans lequel il nous est permis de rêver, vibrer, aimer, réfléchir, être interpellé ou pleurer. Si les mots que le théâtre met en scène donnent vie à ces rêves, ces vibrations et ces réflexions, la musique permet d’aller parfois là où ils doivent laisser place à quelques points de suspensions.

Ces concerts se veulent une prolongation musicale des terrains investis sur le champ théâtral, une résonance sonore aux enjeux thématiques abordés tout au long de la saison. Et c’est là qu’il devient passionnant de constater que ces enjeux trouvent aussi un écho dans les musiques qu’ils évoquent.

A l’adaptation théâtrale d’un roman de l’écrivaine turque Elif Shafak, répond un duo réunissant piano et oud. Et lorsqu'un musicien de culture occidentale rencontre un musicien issu de la tradition arabe, ils réalisent très vite que leurs références musicales sont innombrables. Que les migrations, les croisades et les colonisations ont mélangé dans leurs bagages la culture des uns et des autres au point que l’on a oublié que si l’on kiffe le thé au jasmin et que l’on en reprendrait bien un chouia, nous sommes tous des citoyens d’un monde dont la richesse provient de sa multi-culturalité.

Maxime Gorki est emprisonné pour ses positions progressistes lorsqu’il écrit Les enfants du soleil, durant la révolution russe de 1905. Et de tout temps les révoltes populaires ont inspiré chansons, poèmes, pièces de théâtres qui devenaient la voix de peuples en colère. Nous vous invitons à une cartographie des grands chants de contestation depuis Le temps des cerises de la Commune au El pueblo unido jamás será vencido que chantait le groupe chilien Quilapayún en 1973, sans oublier le répertoire des Chœurs de l’Armée rouge et le Hasta siempre cubain, proposés dans des arrangements originaux pour quatuor vocal et piano.

Et enfin, c’est un hommage décalé à Jean-Baptiste Lully qui ouvrira cette saison musicale en vous proposant des relectures inattendues de celui qui était parvenu à dominer la scène musicale durant le règne de Louis XIV et qui imagine avec Molière les comédies ballets mêlant théâtre, musique et danse jusqu’à ce que les compères ne se brouillent définitivement. Eux qui furent les grands amuseurs de la Cour n’auraient peut-être pas boudé leur plaisir en écoutant cette musique jouée par des jazzmen, à la contrebasse, au Rhodes Fender et à l’épinette …

Jean-Philippe COLLARD-NEVEN

Agenda

Concert N°2-Un piano-djinn au pays du oud

16.02 > 16.02.17

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Concert N°3- Tout finit en chanson (même les révolutions!)

11.05 > 11.05.17

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