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Gelukkig is hij er. Gelukkig heb ik hem, mijn zoon… We gaan dit gezin overeind brengen. Dit huis. Hij zal veel verder komen! Ik zweer het je. Hij zal verder komen dan zijn mislukte vader die ons ruïneerde.
Thank God he’s here. Thank God I have him, my son… We’re going to build this family back up. This house. He’ll go farther! I swear. He’ll go further than that loser father of his who ruined us.
[bg_collapse view=”button-orange” color=”#4a4949″ expand_text=”Lire plus” collapse_text=”Lire moins” ]Depuis sa disgrâce publique et la prison, Borkman banquier déchu, vit coupé du monde dans la cave de la villa familiale, où infuse toujours le poison de la faillite passée. Ne lui reste que sa passion pour la guitare électrique et les tête-à-tête avec son dernier ami, Vilhelm, ainsi que les visites de la fille de ce dernier, Frida, devenue sa professeure de musique.
À l’étage, son épouse Sarah, dont l’obsession est que leur fils Adrien réhabilite le nom du père, rumine l’échec de leur couple.
Gwendoline, sœur jumelle de Sarah et amour de jeunesse sacrifiée sur l’autel du pouvoir par Borkman, s’invite alors dans la maison de la honte ; condamnée par la maladie, elle vient réclamer le droit de revoir Adrien, le fils qui joue en duo avec Frida chez l’ennemi juré de Borkman, l’avocat Hinkel. Vany, riche voisine à l’esprit libre, tente d’arracher les jeunes gens au destin mortifère de la maison familiale. Les sons électriques hantent la demeure maudite, alors que la neige de l’oubli recouvre le paysage.
Avec Les Borkman, Christophe Sermet livre une version musclée d’un texte de répertoire du dix-neuvième siècle, tout en lui conservant son lyrisme et son émotion. Racontant frontalement le monde d’aujourd’hui, le spectacle délaisse le piano au profit de riffs rock dans un style grunge, viscéral et dépouillé.[/bg_collapse]