>
L
Sérieux, moche, compliqué, bref, pas sexy, voici quelques-uns des clichés véhiculés sur la musique contemporaine que dynamite joyeusement Sarah Defrise, élue « Jeune musicienne de l’année » en 2012 par l’Union de la presse musicale belge. Elle nous offre de découvrir une musique aussi décriée que méconnue, maniant l’humour caustique, dans un univers déjanté qu’elle nourrit de sa voix et de ses expériences, et une sélection d’œuvres interprétées a cappella. Entre les phonèmes, les onomatopées, les références aux comics américains, la musique minimaliste, la musique cyclique et même quelques élans orgasmiques, la soprano trouve le terrain de jeu idéal pour sa voix et ses talents de comédienne.
I hate new music change notre façon d’écouter, en une exploration sensorielle, tonique et onirique qui se dessine main dans la main avec une artiste passionnée, généreuse et bienveillante.
Une approche accessible, et drôle, de ce répertoire inhabituel, pourtant si proche de nous, qui s’adresse à tous les amateurs de musique.
Serieus, lelijk, gecompliceerd, kortom, niet sexy, hier zijn enkele van de clichés over hedendaagse muziek die Sarah Defrise graag rondstrooit, verkozen tot “Jonge muzikant van het jaar” in 2012 door de Belgische Muziekpersbond. Ze nodigt ons uit om muziek te ontdekken die even bekritiseerd als onbekend is, met bijtend humor, in een krankzinnig universum dat ze voedt met haar stem en haar ervaringen, en een selectie van werken a capella uitgevoerd. Tussen fonemen, onomatopeeën, verwijzingen naar Amerikaanse strips, minimalistische muziek, cyclische muziek en zelfs enkele orgastische uitbarstingen vindt de sopraan de ideale speeltuin voor haar stem en haar talenten als actrice.
I hate new muziek verandert de manier waarop we luisteren, in een zintuiglijke, verkwikkende en dromerige ontdekkingstocht die aan de hand van een gepassioneerde, genereuze en welwillende artiest vorm krijgt.
Een toegankelijke en grappige benadering van dit ongewone repertoire, maar toch zo dicht bij ons, die zich richt tot alle muziekliefhebbers.
Serious, ugly, complicated,… in short : not sexy, these are some of the clichés conveyed about contemporary music that Sarah Defrise, elected “Young Musician of the Year” in 2012 by the Belgian Music Press Union, joyfully destroys. She offers us the chance to discover a music that is as despised as it is little known, using caustic humour, in a crazy universe that she nourishes with her voice and her experiences, and a selection of works performed a cappella. Between phonemes, onomatopoeia, references to American comics, minimalist music, cyclical music and even a few orgasmic outbursts, the soprano finds the ideal playground for her voice and acting talents.
I Hate New Music changes the way we listen to a tune, in a sensory, tonic and dreamlike exploration lead by a passionate, generous and benevolent artist.
An accessible and funny approach to this unusual repertoire, for all music lovers.
conception & chant Sarah Defrise
création lumières Jean-Louis Bonmariage
construction décor Laurent Magnin
costumes Naomi Puro
chorégraphie Johanne Saulnier
conception visuelle & projections CINE3D
direction technique Olivier Rappo
régie lumières Jean-Louis Bonmariage
régie son & vidéo Justin Gaudry
mise en scène Natacha Kowalski
Programme musical
Luciano BERIO Sequenza Ill | John CAGE The Wonderful Widow of Eighteen Springs | Georges APERGHIS PUB2 | Erwin SCHULHOFF Sonata Erotica | IMPROVISATION Pièce collaborative et interactive | Cathy BERBERIAN Stripsody
UN SPECTACLE du NOF – NOUVEL OPERA DE FRIBOURG / NEUE OPER FREIBURG
COPRODUCTION La Monnaie / De Munt, Théâtre des Martyrs
Avec le soutien de l’Etat de Fribourg, de la Loterie Romande, et de l’Agglomération de Fribourg.
« [Sarah Defrise] joue la séduction sans faire la diva, en équilibre sur les tableaux de la comédie et de la virtuosité vocale. Irrévérencieuse, phénoménale, épatante. »
Elisabeth Haas, La Liberté-
« Les qualités d’interprète [de Sarah Defrise] sidèrent : Cathy Berberian en herbe, elle ne fait qu’une bouchée des redoutables onomatopées, bruitages et autres cris de cette logorrhée endiablée et groovy ! »
La Lettre du Musicien-
« Sarah Defrise énumère dans son numéro les préjugés habituels liés à la musique contemporaine, puis les dément par la force de sa seule prestation. Cumulant les talents de chanteuse – quelle technique ! – et de comédienne – quelle audace ! – elle nous offre une initiation pleine d’humour et de brio aux œuvres de Berio, Berberian et Schulhoff. Dans une démonstration de virtuosité impressionnante, elle enchaîne chuchotements, parlando, cris, miaulements, claquements de langue, chant… toute une panoplie de sons maniés avec un naturel époustouflant. »
Nathalie Ronvaux, Point Culture (ProPulse 2019)-