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Une photo de Scarlett nue circule sur les réseaux. Pourtant si soudées, ces filles-là excluent l’une des leurs et la stigmatisent jusqu’à l’irréparable. Harcèlement scolaire, dérives du groupe, spectre du patriarcat au centre d’un chœur d’actrices qui, par la force des mots et de la danse, convoquent le passé au féminin et réinventent leur sororité.
Een naaktfoto van Scarlett circuleert op sociale media. Ondanks hun hechte band sluiten deze meisjes echter een van hun eigen leden buiten en stigmatiseren haar onherstelbaar. Pesten op school, groepsmatige excessen en het spook van het patriarchaat staan centraal in een koor van actrices die met de kracht van woorden en dans het vrouwelijke verleden aanroepen en hun zusterschap nieuw leven inblazen.
A picture of Scarlett, naked, spreads on social media. Despite their bond, the rest of the girls ostracize and stigmatize one of their own to the point of no return. School bullying, the consequences of groupthink, the phantom of patriarchy at the heart of chorus of actresses who, through the power of words and dance, summon the feminine of the past and reinvent sorority.
« Ça dure seulement une seconde avant qu’on s’enfonce toutes dans l’eau, que les mains de l’autre appuyées sur nos épaules nous fassent couler. Mais pendant une seconde, c’est le truc le plus beau que t’aies jamais vu. »
Les filles de l’école Sainte-Hélène ont grandi ensemble. Elles se connaissent depuis la maternelle. Elles ont juré qu’elles seraient meilleures amies pour la vie. Alors, à l’école, elles se serrent les coudes.
Un jour, au cours d’histoire : Biiip – Tweeet – Clic ! Toute la classe reçoit le même post : une photo de Scarlett, toute nue. C’est le début du harcèlement, d’un match impitoyable, d’une infernale curée. Toutes contre une seule. Et c’est le groupe qui condamne ou acquitte, qui accepte ou rejette. Pour Scarlett, c’est une véritable descente aux enfers qui commence. Mais de quoi Scarlett est-elle coupable, au juste ?
Drôle, explosive, inspirée de faits réels, la pièce explore le pouvoir du groupe, les pressions que la génération numérique d’aujourd’hui s’inflige à elle-même, et le spectre du patriarcat toujours présent sous les rivalités féminines. Pour raconter celles-ci et les transcender, sont convoquées autour d’un collectif de jeunes comédiennes-danseuses soudées et organiques, des femmes de générations passées qui ont lutté pour leurs droits et leur liberté.
La pièce Ces filles-là a remporté le prix Scenic Youth de la comédie de Béthune, le Coup de cœur des lycéens de Loire Atlantique et le prix Orphéon.
texte Evan PLACEY
traduction Adélaïde PRALON avec le soutien de la Maison Antoine Vitez
jeu Astrid AKAY, Chléa BORMANS, Léna DALEM IKEDA, Émilie EECHAUTE, Valentine MONSERAND, Marie PHAN, Daphné THIRY
scénographie et costumes Cee FÜLLEMANN
création lumière ljjou AHOUDIG
création sonore & musique – régie son Théophile REY
création mouvement Astrid AKAY
Assistante mouvement (stage) Laura HEINE
Réalisation gradins et soudure CABRI
Réalisation uniformes et couture Sarah MARGNETTI
régie générale & lumière Christophe DEPREZ
assistanat à la mise en scène Fanny ESTÈVE
mise en scène France BASTOEN
Le texte est publié aux Éditions Théâtrales.
UN SPECTACLE du THÉÂTRE DES MARTYRS et du THÉÂTRE DE POCHE
COPRODUCTION Théâtre des Martyrs, Théâtre de Poche, Centre des Arts Scéniques, La Coop et Shelter Prod.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Administration générale de la Culture, Service général de la création artistique, Direction du Théâtre, de la COCOF (fond d’acteurs), de taxshelter.be, ING et du tax shelter du gouvernement fédéral belge.
« S’il s’agit d’une pièce à thèse qui n’hésite pas à forcer le trait d’adolescents brutaux et impitoyables, Ces filles-là n’en décoche pas moins un coup de poing salutaire aux violences que s’infligent quotidiennement des adolescents pris dans des effets de groupe et des emballements numériques délétères. La mise en scène fait habilement pulser un chœur de sept comédiennes et danseuses qui jouent tous les personnages indistinctement. (…) A un rythme électrique, ponctué de chorégraphies vitaminées – sur Beyoncé ou encore Charli XCX (« So confusing to be a girl ») –, les interprètes incarnent avec feu ce moment à la fois fragile et intrépide qu’est l’adolescence. »
-Catherine Makereel, Le Soir–
« Au final, Ces filles-là dissèque avec justesse la fabrique du bouc émissaire et la manière dont le groupe, sous couvert de cohésion, peut devenir machine à broyer. La pièce frappe là où ça fait mal : dans la banalité du mécanisme. Une œuvre nécessaire, qui refuse le confort du jugement simple et renvoie chacun, spectateur compris, à sa part de responsabilité. »
-Soraya Belghazi, Le Suricate–
BORD DE SCÈNE
samedi 17 janvier 2026
ATELIER D’INITIATION AU MOUVEMENT
Jouer et déjouer les stéréotypes de genre
samedi 17.01.26 de 10h à 13h.
Atelier ouvert à tous et toutes.
Informations et inscriptions
VIS-À-VIS Déconstruire les idées reçues sur le (cyber)harcèlement
Mercredi 21.01.26 après spectacle
Ouvert à toutes et tous à partir de 14 ans
Informations et inscriptions
RENDEZ-VOUS BLEU
samedi 24 janvier 2025
Informations
THÉÂTRE DE POCHE
du 7 au 23 avril 2026