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Eddy est un pédé, et à ce titre, exclu, harcelé. Un récit où Edouard Louis traite d’une réalité trop souvent invisibilisée : la violence d’un monde oublié de la classe dominante, où toute différence est vécue comme une faiblesse. Quatre acteurices endossent le survêtement rouge de l’enfant violenté, soulignant l’universalité de ses tourments : revigorant bourré d’humour et de tendresse.
Eddy is homoseksueel en daardoor uitgesloten en lastiggevallen. Een verhaal waarin Edouard Louis een realiteit aankaart die te vaak verborgen blijft: het geweld van een wereld die vergeten wordt door de heersende klasse, waar elk verschil als een zwakte wordt ervaren. Vier acteurs trekken het rode trainingspak van het mishandelde kind aan en benadrukken de universaliteit van zijn kwellingen: stimulerend, vol humor en tederheid.
Eddy is a fag, and thus, finds himself excluded and harassed. In this story, Edouard Louis addresses an often overlooked reality: the violence of a world left behind by the ruling class, where any difference is nothing but a signo of weakness. Four performers don the red tracksuit of the abused child, highlighting the universality of his anguish: invigorating and full of humour and tenderness.
« Il fallait fuir. Mais d’abord, on ne pense pas spontanément à la fuite parce qu’on ignore qu’il existe un ailleurs. On ne sait pas que la fuite est une possibilité. On essaye dans un premier temps d’être comme les autres, et j’ai essayé d’être comme toute le monde. »
Eddy Bellegueule est un enfant considéré par sa famille et les gens du village comme différent des autres. Exclu, harcelé, violenté, Eddy évolue dans un milieu précaire où cinq euros de plus ou de moins font la différence à chaque fin de mois, où les garçons doivent rejeter l’école et mépriser leurs professeur·es, où la seule façon de se construire en tant qu’homme est d’être reconnu comme un dur ! Un monde où le travail à l’usine détruit les corps des ouvrier·ère·s, où l’on se retrouve au chômage du jour au lendemain, où l’on boit pour oublier, où la télévision est allumée à longueur de journée, où écrasé·e·s, abandonné·e·s et déçu·e·s par les gouvernements en place, on vote Front National, car les discours racistes sont omniprésents. Un milieu aussi, où l’on déteste les pédés. Et Eddy est un pédé. Depuis l’écriture de ce premier roman, Édouard Louis a pris une place à part entière dans la vie politique actuelle. Icône générationnelle, il apporte à la littérature une réalité qui en est trop souvent invisibilisée : l’injustice sociale, la violence d’un monde oublié de la classe dominante, où toute différence est vécue comme une faiblesse.
texte d’après le roman d’Edouard Louis En finir avec Eddy Bellegueule
adaptation Jessica GAZON et la précieuse participation des acteurices
jeu Collectif La Bécane (Janie FOLLET, Sophie JASKULSKI, Louise MANTEAU, François MAQUET)
dramaturgie Thibaut NÈVE
costumes & accessoires Élise ABRAHAM
création son Ségolène NEYROUD
création vidéo Jérôme GUIOT
direction technique & regard scénographique Aurélie PERRET
construction & aide à la scénographie Aurélie BORREMANS & Nicolas OLIVIER
création lumière Aurore LEDUC
régie Aurélie PERRET ou Aurore LEDUC
régie son Hubert MONROY
mise en scène Jessica GAZON
UN SPECTACLE de la Compagnie GAZON·NÈVE
PRODUCTION ORIGINELLE L’Ancre, théâtre royal (Charleroi)
PRODUCTION DÉLÉGUÉE Compagnie Gazon-Nève
COPRODUCTION Atelier 210, MARS – Mons Arts de la Scène, Maison de la Culture de Tournai, La Coop asbl, Shelter Prod
Avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles, de Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge.
Avec le soutien des Brigittines et du BAMP.
« Le Collectif La Bécane et la compagnie Gazon-Nève réussissent leur pari de porter à la scène le premier roman d’Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule. Une adaptation fidèle et pleine de tendresse. »
-Estelle Spoto, Focus Vif–
« Sans pathos et avec délicatesse, En finir avec Eddy Bellegueule emmène les spectateurs dans un monde où les interactions sociales peuvent parfois prendre des formes surprenantes. Amour, violence, honneur… Au-delà des discriminations liées à l’orientation sexuelle, le spectacle dévoile l’incroyable lutte d’un être humain pour arriver à “être soi”, face aux pressions sociales et aux injonctions. »
-Lou Janssens, RTBF–
BORD DE SCÈNE
mercredi 18 mars 2026
RENDEZ-VOUS BLEU
samedi 21 mars 2026
Informations
Atelier d’écriture – identités plurielles animé par Quinoa
vendredi 20 mars 2026 de 10h à 13h.
Informations et inscriptions