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S’habiller en robe blanche de mariée, épouser le monde, faire du stop de Milan à Jérusalem, inventer une performance pour promouvoir la paix, est-ce si fou que cela ? Quand le théâtre s’empare de cette aventure (et malgré sa fin tragique), on ne peut s’empêcher de convoquer nos illusions pour qu’un jour quelque chose de l’ordre de la violence s’arrête.
Een witte trouwjurk dragen, trouwen met de wereld, liften van Milaan naar Jeruzalem, een voorstelling bedenken om vrede te bevorderen – is het echt zo gek? Wanneer theater zich op dit avontuur stort (en ondanks de tragische afloop), kunnen we niet anders dan onze illusies oproepen dat zoiets als geweld ooit zal stoppen.
To put on a white wedding gown, to marry the world, to hitchhike from Milan to Jerusalem, to invent a performance promoting peace, is that all so mad? When theatre takes on this journey (despite its tragic end), one cannot help but dream on that one day something in the realm of violence may halt.
En 2008, Pippa Bacca, une jeune artiste italienne, accompagnée de Silvia Moro, élabore une performance qui les verra traverser l’Europe depuis Milan jusqu’à Jérusalem. Habillées en robe de mariée, les deux femmes parcourront ces milliers de kilomètres en auto-stop. Baptisée Spose in Viaggio (Brides On tour), cette performance doit susciter des réflexions sur les thèmes du corps féminin, de la vulnérabilité, de la confiance, de la solidarité, et des relations entre les cultures. Une arme métaphorique pour répandre la bonté. Leurs robes blanches sont l’emblème d’un message de paix et d’unité, et la pratique de l’auto-stop, un geste de confiance en l’autre.
Elles lèvent le pouce le 8 mars 2008 avec une détermination aussi belle que la foi qu’elles mettent dans cette performance qu’elles considèrent autant comme une oeuvre d’art que comme un message humaniste. Toutefois, la route s’arrête cruellement dans la banlieue d’Istanbul. Pippa monte dans un 4×4 noir et subit désastre, viol et meurtre.
Quatre actrices nous racontent ce voyage et nous invitent au coeur même de la performance et des questions qu’elle soulève.
texte Librement adapté de l’ouvrage de Nathalie Léger, La Robe blanche © P.O.L Editeur, 2018
jeu Raphaëlle BRUNEAU, Phèdre COUSINIE ESCRIVA, Elise EVENO, Janine GODINAS
scénographie Boris DAMBLY
collaboration à la scénographie Sophie DENBLEUE
construction Caroline DE DECKER
costumes & maquillages Melissa ROUSSAUX
création accessoires et plateau Maori THIENOT
musique Stéphane WERTZ
vidéos Adina AZAR KHAN
création lumières & régie Michel DELVIGNE
dramaturgie Christophe ALIX
mise en scène Michel BERNARD
Remerciements pour les ateliers à Ophélie MAC, Margot INFANTI, Moine SEION.
Sources images vidéo : avec l’autorisation d’Orsola Inisi, de Rosalia Pasqualino di
Marineo et de la famille de Pippa Bacca
UN SPECTACLE de la Compagnie UNITÉS/NOMADE
COPRODUCTION Compagnie Unités/Nomade, Théâtre des Martyrs, La Coop & Shelter Prod.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Administration générale de la Culture, Service général de la création artistique, Direction du Théâtre, de taxshelter.be, ING et du tax shelter du gouvernement fédéral belge.
« L’art pourrait sauver le monde ; c’est ce que Pippa Bacca croyait intimement. Pour cette artiste italienne, disparue en 2008 lors d’une performance, il devait en tout cas réussir à briser les frontières invisibles et à unir les populations, qu’importent leur passif, leurs cultures, leurs craintes. Du 19 au 29 novembre 2025, Le Printemps de Pippa au théâtre des Martyrs retrace l’itinéraire artistique et existentiel de cette jeune femme dans une société fracturée et violente. Une pièce poignante et poétique, aux accents philosophiques, incarnée par quatre actrices talentueuses. (…) Tragique, sensible et admirablement porté par un chœur d’actrices touchantes, Le Printemps de Pippa porte un œil lucide sur le monde qui nous entoure tout en délivrant un message de paix et d’amour. »
-Mélanie Lecoeuvre, Le Suricate–
BORD DE SCÈNE
mardi 25 novembre 2025
Initiation à la critique culturelle
Dimanche 23.11.25 de 16h30 à 18h15.
Avec Julie Derycke, coordinatrice éditoriale de la plateforme Karoo.
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