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Dans une ville perdue, trois femmes et quelques soldats errent entre illusions fragiles et vérités cruelles dans un drame comique du contre-temps. Un voyage poétique et métaphysique, décalé dans le temps et l’espace, à la recherche d’un sens qui toujours échappe, porté par une troupe d’une splendide énergie, entre lucidité et dérision.
In een verloren stad dwalen drie vrouwen en een paar soldaten tussen breekbare illusies en wrede waarheden in een komisch drama van de tegentijd. Een poëtische en metafysische reis, verschoven in tijd en ruimte, op zoek naar een betekenis die altijd ontglipt, uitgevoerd door een prachtig energieke cast, tussen luciditeit en spot.
In a remote town, three women and a few soldiers meander between fragile illusions and cruel realities in this comical drama rhythmed with misfortunes. A poetic and metaphysical journey, lost in time and space, looking for meaning that eludes them time and time again, carried by a cast whose brilliant energy sways between clarity and derision.
« Vous avez des larmes aux yeux. Il faut aller vous coucher, il commence à faire jour… Ah s’il m’était permis de donner ma vie pour vous ! »
Prenez trois jeunes femmes, Irina, Olga et Macha, et quelques soldats d’une garnison désœuvrée… Placez-les dans une maison familiale où père et mère ont disparu. Laissez-les se heurter, se frôler, se divertir, se repousser. Situez l’action dans une ville insignifiante aux confins de nulle part, dans un vide existentiel où passé et futur sont irréconciliables et le présent insoutenable.
Telle est l’expérience à laquelle nous convie Christophe Sermet qui lit, dans cette comédie de Tchekhov, une observation de l’être humain in vivo.
Il y explore le sentiment tragique de n’être jamais laissé en paix par ses désirs, de n’être ni au bon endroit ni au bon moment, perpétuellement décalé dans le temps et dans l’espace, embarqué dans le drame comique du contretemps.
texte Anton TCHEKHOV
traduction & adaptation Natacha BELOVA & Christophe SERMET
jeu Allan BERTIN (Andreï), Vanessa COMPAGNUCCI (Olga), Léna DALEM IKEDA (Fedotika), Hippolyt DOUCY (Soliony), Adrien DRUMEL (Koulyguine), Anastasia GANOVA (Irina), Gwendoline GAUTHIER (Natalia), Guillaume GENDREAU (Touzenbach), Sarah LEFEVRE (Macha), Olivier CONSTANT (Verchinine), Philippe GRAND’HENRY (Tcheboutykine)
scénographie & éclairages Simon SIEGMANN
costumes Prunelle RULENS
création son & musique Maxime BODSON
régie son Julien COURROYE
photographies & captation Marc DEBELLE
régie générale et régie lumière Aude DIERKENS
production Valentina MASI
assistanat à la mise en scène Nelly FRAMINET
mise en scène Christophe SERMET
UN SPECTACLE de la COMPAGNIE DU VENDREDI
COPRODUCTION Compagnie du Vendredi, Théâtre des Martyrs, La COOP & Shelter Prod
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Administration générale de la Culture, Service général de la création artistique, Direction du Théâtre, de taxshelter.be, ING et du tax shelter du gouvernement fédéral belge. Avec le soutien du Centre des Arts Scéniques.
« En modernisant ce drame comique, Christophe Sermet nous prouve qu’aujourd’hui encore, ce texte est capable de nous désarçonner. Sur scène se déroulent les performances d’un groupe de comédiens talentueux dont se dégagent plusieurs duos, solos savoureux. Un va-et-vient du groupe à l’unité qui confronte les opinions et les doutes à coups de discussions philosophiques dont le constat est simple : tout finit par décliner. Trois soeurs est tragique, mais cette émotion intense nous est insufflée par bribes indolores et camouflées d’un flot de situations affreusement comique. »
-Louis Thiébaut, RTBF–
« Christophe Sermet (« Les Borkman », « Mamma Medea », « Vania ») transforme le célèbre spleen tchékhovien en une force de vie irrépressible, une sorte d’ivresse existentielle. Il fait bon vivre auprès de ce collectif pétri de contradictions. A voir au Théâtre des Martyrs. »
-Catherine Makereel, Le Soir–