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Que faire de la tragédie aujourd’hui ? Raven Ruëll et le Collectif La Brute nous apportent leur réponse, montrant la force paradoxale de ce répertoire qui convoque tous les maux notre humanité : amour, haine, jalousie, mort, trahison, folie. Les vestiges du passé nous parlent encore, réveillant une certaine nostalgie d’absolu au travers d’une langue sublime.
Wat moeten we vandaag de dag met tragedie? Raven Ruëll en de Collectif La Brute geven hun antwoord en tonen de paradoxale kracht van dit repertoire, dat alle kwalen van onze mensheid oproept: liefde, haat, jaloezie, dood, verraad, waanzin. De sporen uit het verleden spreken nog steeds tot ons en wekken een zekere nostalgie naar het absolute op via een sublieme taal.
What should we do with tragedy in this day and age? Raven Ruëll and the artists collective La Brute offer their answer by highlighting the paradoxical resonance of this genre where all the evils of humanity are brought to the surface: love, hate, jealousy, deaths, betrayal, madness. Relics of the past still speak to us today awakening a certain nostalgia for the absolute through sublime language.
« Je meurs si je vous perds, mais je meurs si j’attends.»
« Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui cherche à protéger son fils Astyanax tout en restant fidèle au souvenir de son mari, Hector, tué par Achille en combat singulier pendant la guerre de Troie » : ainsi résumée, la pièce de Racine ne semble plus ni nous concerner, ni nous émouvoir.
Que faire de la tragédie aujourd’hui, dans un temps où elle paraît obsolète ?
Pourquoi à notre époque (re)monter ce répertoire vu et revu, adapté et réadapté, bref « usé » ?
Repus à outrance de l’actualité du monde, sommes-nous encore capables de nous confronter à ces vestiges du passé ?
Et en quoi fréquenter la tragédie pourrait-il paradoxalement nous rendre plus fort ?
Autant de questions auxquelles Raven Rüell et le collectif La Brute s’attacheront à répondre, montrant la force et la nécessité de ce répertoire, où tous les maux et gangrènes de notre humanité sont convoqués : amour, haine, jalousie, guerre, mort, trahison, folie. Andromaque, donc. Mais pas n’importe laquelle. Une Andromaque qu’il n’est besoin ni de réécrire ni de moderniser, mais bien de faire entendre, en dépit des attentes ou des préjugés. Créer, entre la scène et la salle, les passerelles nécessaires pour sortir l’œuvre du musée, s’appuyant sur cet apparent paradoxe : montrer à la fois qu’on ne veut plus de cette forme mais qu’elle a encore toute sa place aujourd’hui.
texte Jean RACINE
écriture du prologue et jeu Colette COUTANT (Hermione), Jérôme de FALLOISE (Pyrrhus), Valentine GERARD (Andromaque), Johan HELDENBERGH (Oreste), Anne-Marie LOOP (Céphise), Raven RUËLL (Phoenix), Sophie WARNANT (Cléone), Sélim ZAHRANI (Pylade)
lumières Julien VERNAY
costumes Esther DENIS
régie générale Julien VERNAY
assistanat à la mise en scène Marion EUDES
mise en scène Raven RUËLL | Collectif La Brute
UN SPECTACLE du Collectif LA BRUTE
COPRODUCTION Collectif La BRUTE, Théâtre des Martyrs, Maison de la culture de Tournai – maison de création, Comédie de Genève, Théâtre Joliette (Marseille,) Méta – CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine, Théâtre Sorano – Scène conventionnée de Toulouse, La Coop ASBL, Shelter Prod.
Avec l’aide de Wirikuta asbl, Fédération Wallonie-Bruxelles – Direction du théâtre, du taxshelter.be, ING & tax-shelter du Gouvernement fédéral belge du WBI et de la COCOF.
« On redécouvre Andromaque sous un nouveau jour : le texte de Jean Racine retrouve sa ferveur critique, son ton sarcastique, presque satirique, où la folie des héros grecs se retrouve ponctuée de touches d’humour jouissives. Et de l’alexandrin, d’abord effrayant, on en vient à l’apprécier et à se délecter des touches colorées apportées par l’accent flamand de Johan Heldenbergh, liégois de Jérôme de Falloise ou encore verviétois d’Anne-Marie Loop. Au Théâtre des Martyrs, Andromaque troque le théâtre petit-bourgeois pour revenir à une tragédie plus intime et personnelle. On se laisse emporter par une entreprise complexe, réussie brillamment par les comédiens et toute l’équipe. Andromaque ou l’exigence absolue et exclusive de valeurs irréalisables prouve que la tragédie a encore sa place au théâtre. »
-Louis Thiébaut, RTBF–
« Les curseurs sont poussés à leurs maximums, la représentation ne pourrait pas être plus “théâtrale”. Et c’est cette donnée qui rend la pièce aussi invraisemblable. Parce qu’avec nos yeux de 2025, cette manière de jouer tout à fait démodée dépasse le ridicule, elle en devient hilarante. Ce recul sur “comment jouer au théâtre ? Comment interpréter du classique ?” donne à cette tragédie des allures comiques encore jamais vues. C’est bien simple, si on accepte l’aspect lunaire de la représentation, on passera un moment incroyablement divertissant, tout en écoutant un texte d’une beauté folle. Ce qu’a fait la troupe La Brute d’Andromaque, c’est sûrement la chose la plus courageuse et innovante qu’on verra sur scène en cette année 2025. C’est beau et drôle. Et c’est inespérément inattendu qu’un retour à une forme de représentation aussi obsolète soit aussi rafraichissant. »
-Alan Santi, Le Suricate–
BORD DE SCÈNE
mardi 30 septembre 2025
RENDEZ-VOUS BLEU
jeudi 2 octobre 2025
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APRÈS-MIDI DU JEUDI
jeudi 2 octobre 2025
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MASTERCLASS DRAMATURGIE
samedi 04 octobre 2025 de 12h00 à15h00.
À destination des étudiant·es du supérieur artistique
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