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Nous vivons une époque où une grande partie du monde est dominée par des criminels et des fous.
Ödon von Horváth dit de ses pièces qu’elles sont des tragédies et qu’elles ne deviennent comiques que parce qu’elles sont étrangement inquiétantes. Écrite en 1936, Figaro lässt sich scheiden en est l’exact témoignage.
Si Figaro divorce en français, en allemand il se sépare littéralement ; trempé dans l’écriture de von Horváth, le héros de Beaumarchais se brise, quittant le siècle des Lumières pour rejoindre celui d’où a surgi la bête immonde. Figaro se sépare, de lui-même et de sa duplicité rieuse. Devant lui, comte et comtesse ne sont plus que les corps faméliques de ce qu’ils furent – la Comtesse en mourra d’ailleurs, le Comte fera de la prison, et libéré, revenu au château, cherchera le grand sapin comme s’il voulait s’y pendre.
Figaro ne sautille plus, bientôt il piétinera : le désir d’absolu de Suzanne, d’abord, puis ses idéaux de liberté, prêt à toutes les vilenies et coups tordus, pourvu qu’ils lui permettent de garder le premier rôle, jusqu’à enfiler celui d’apparatchik.
Les crises révèlent la nature des hommes, il en est de même pour les femmes. Suzanne, à la fois ancienne et moderne, s’émancipera, se rebellera, dira adieu à la soubrette inquiète, à la sage épouse, persuadée que donner la vie a du sens.
« Nous vivons une époque où une grande partie du monde est dominée par des criminels et des fous », disait von Horváth. Il reste bien notre contemporain.
texte Ödön von Horváth
traduction Hélène Mauler & René Zahnd
adaptation Philippe Sireuil
jeu Frank Arnaudon (Figaro), Anne Jenny (Josepha/le commissaire), Fanny Künzler (Suzanne), Arthur Marbaix (un garde-frontière/le garde-forestier/un client/un enfant), Frank Michaux (comte Almaviva), Vincent Ozanon (un garde-frontière/le bijoutier/l’instituteur/Antonio, jardinier au château), Patric Reves (un garde-frontière/le pâtissier Adalbert/Pédrille) Frank Semelet (un officier/Bazile le boucher/le chef de la garde/Chérubin/le chef de la garde), Igaelle Venegas (l’assistant du bijoutier/Fanchette), Christine Vouilloz (la Comtesse/une sage-femme/un enfant)
scénographie Vincent Lemaire
perruques & maquillages Maël Jorand
costumes Anna Van Bree
confection costumes Kristina Boussard, Anne De Bernardini & Fabienne Vuarnoz
chorégraphie Nicole Morel
vidéo Jennifer Taylor
construction décor Basile Gattigo & Valère Girardin
peinture Noëlle Choquard & Béatrice Lipp
régie générale (Théâtre des Osses) Marc Boyer
équipe technique (Théâtre des Osses) Emile de Gautard, Antoine Moser
régie plateau Michael Kilchoer
régie générale Guillaume Van Derton
lumières & mise en scène Philippe Sireuil
UN SPECTACLE du THÉÂTRE DES OSSES
COPRODUCTION Théâtre des Osses – Centre dramatique fribourgeois, Théâtre des Martyrs
Avec la participation du FAIP des Teintureries
Avec le soutien de l’État de Fribourg, La Loterie romande, L’Agglo Fribourg, Fondation Sandoz et Fondation Goehner.
« Figaro divorce apparaît comme une pièce vertigineuse et sombre, servie par une excellente distribution de dix comédiennes et comédiens habités et puissants. »
-Elisabeth Haas, La Liberté–
« N’oublions pas non plus les costumes qui illustrent si bien cette friction entre ces personnages issus de l’époque des Lumières et le XXe siècle. On serait tenté de dire les années 1930, mais la pièce se démarque par sa criante actualité. Révolution, émigration, argent ou encore maternité sont des thèmes intemporels et universels, certes. Mais Figaro divorce résonne encore différemment en 2023. De quoi quitter la salle touchés, un peu bousculés, par cette pièce profondément humaine et brillamment interprétée. Une comédie qui fait pleurer. »
-Angie Dafflon, La Gruyère–
« Qu’est-ce qui fait que ce Figaro divorce captive ? L’exigence de Philippe Sireuil, un art qui consiste à cerner ce qui tremble dans les personnages, à écrire, avec ses interprètes, la partition d’une débâcle dans laquelle chaque nuance compte. Il est “horvathien”, au sens où il ne condamne aucun personnage. Il accompagne leur chute avec un mélange d’acuité et d’affection pudique – et des interludes musicaux choisis – qui donne sa vibration au spectacle. »
-Alexandre, Demidoff, Le Temps–
Bord de scène mercredi 23.04.2025
Rendez-vous bleu vendredi 25.04.25 – Informations
Atelier d’initiation à l’art oratoire samedi 19.04.25 de 10h à 13h.
Envie d’améliorer votre prise de parole en public ? Cet atelier est fait pour vous !
Informations et inscriptions
EN INTÉGRALE
Les deux spectacles sont présentés l’un à la suite de l’autre le samedi 26 avril :
Le barbier de Séville à 16H00 (durée 1H40) Figaro divorce à 19H30 (durée 2H05)
ce qui vous permettra, si vous le souhaitez, de manger entre les deux.
Découvrez les deux faces du personnage de Figaro grâce au billet “intégrale” comprenant une place pour Le barbier de Séville et une place pour Figaro divorce. Ou grâce au billet “intégrale + repas” qui comprend en sus le plat et le dessert à l’issue de la première représentation.
INTÉGRALE
PLEIN TARIF 36 €
+ 65 ANS 30 €
– 30 ANS 20 €
INTÉGRALE + REPAS
PLEIN TARIF 55 €
+ 65 ANS 50 €
– 30 ANS 40 €
Intéressé.e ?
=> billetterie@theatre-martyrs.be
tarifs valables uniquement pour les billets «intégrale»