>
L
Cet opéra “de couronnement” est une puissante fable sur l’amitié, la passion, la trahison et le pardon. Metastasio affirmait avoir conçu le livret comme “un miroir pour les princes”, une parabole historique offerte à un roi contemporain, non pas pour qu’il puisse voir ce qu’il était, mais pour qu’il puisse voir ce qu’il pourrait devenir. Mozart, fidèle à lui-même, s’intéresse davantage à l’homme privé qu’à l’homme politique. Ainsi, 230 ans plus tard, l’ultime composition de Mozart pour la scène est plus que jamais d’actualité. Titus doit, lui aussi, faire face à une crise après l’autre. Un trône à défendre, une dynastie à fonder, un coup d’État à déjouer, une trahison à juger. Comment va-t-il s’en sortir ? Choisira-t-il le bien-être de la nation ou sa propre poursuite du bonheur ? Le pardon peut être considéré comme le thème le plus récurrent dans tous les opéras de Mozart. Titus en est l’incarnation. Il est mis à l’épreuve, mais il se maîtrise, et c’est ce drame personnel qui se joue lentement, presque rituellement, tandis qu’autour de cette lente transformation les passions tourbillonnent, les liens se rompent, l’anarchie menace. C’est, enfin, la douce grandeur de la musique qui redresse, restaure et triomphe.
L’intrigue ? [bg_collapse view=”button-orange” color=”#4a4949″ expand_text=”Lire plus” collapse_text=”Lire moins” ]Il y a dix ans, quatre soldats romains (quatre amis liés par un serment sacré) sont revenus de la guerre en Palestine. Depuis lors, l’un d’eux (Tito) a succédé à son père comme empereur et les autres (Sesto, Annio et Publio) ont été élevés à des postes de confiance autour du trône. L’opinion publique pousse l’empereur à prendre une femme pour assurer la dynastie. Pourtant, toutes ses tentatives pour imposer comme épouse sa compagne – Bérénice, reine de Palestine – ont échoué. Rome ne peut accepter qu’une romaine comme impératrice. Tito s’incline devant la volonté du peuple et renvoie sa “maîtresse juive”. Vitellia est prête à tout pour prendre sa place “légitime” sur le trône. Il ne lui reste qu’une seule rivale, la noble et douce Servilia. Vitellia séduit impitoyablement Sesto afin qu’il assassine son impérial ami. Et Rome devient une poudrière prête à exploser.
[/bg_collapse]
1ère partie : 55 min
Entracte : 35 min
2ème partie : 1h06
Avant-spectacles
Une heure avant le lever de rideau, dans la tribune située sur la place en face du théâtre
dim. 20.06 | 14h00
avec Arne Herman, musicologue, en néerlandais
mar. 22.06 | 18h00
avec Hugo Rodriguez, musicologue, en français
jeu. 24.06 | 18h00
avec Arne Herman, musicologue, en néerlandais
dim. 27.06 | 14h00
avec Hugo Rodriguez, musicologue, en français