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Drie door immigratie verscheurde lotsbestemmingen, als een manifest van poëtisch verzet tegen de opkomst van nationalisme en van (on)menselijke onverschilligheid.
Three fates, torn apart by immigration, as a manifesto of poetic resistance to the rise of nationalism and (in)human indifference.
Réunissant sous le titre La mer dans la gorge trois soliloques, Lina Prosa évoque celles et ceux qui, partis pour l’Eldorado européen, n’y croisent que cupidité, violence, froid, noyade et mort. Dans une écriture sensible et poétique, éloignée de tout manichéisme, elle raconte les destins d’ici et de là-bas.
Désirée revient sur la plage qui la vit follement amoureuse, mais la vieille barque rouge, lieu et signe de la passion, a disparu ; surgit le cadavre d’un jeune naufragé qui exacerbe sa douleur. Et si cette barque était cause de son naufrage ?
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Shauba, avec le rêve de voir l’Africain délivré du chantage du bon capitalisme n’offrant à manger qu’un jour sur deux, embarque. Le rafiot surchargé chavire, alors que deux matelots se disputent son corps, et elle se noie.
Mohamed, reclus dans les Alpes pour y être identifié, cherche une issue et grimpe vers le col enneigé où il rencontre un vieux partisan qui lui apprend Bella ciao. Mais, à deux pas du sommet, une tempête de neige le surprend et ses forces l’abandonnent.
Face aux grillages qui s’érigent et aux ports qui se ferment, La mer dans la gorge donne place à la force du poème comme résistance à l’inhumanité.[/bg_collapse]
CRÉATION