>
L
La tonique Winnie y parvient, s’émerveillant d’un rien, conférant au moindre événement un vif intérêt, « ça que je trouve si merveilleux » s’exclame-t-elle. Elle semble animée d’un increvable désir, qu’elle soit immergée jusqu’à la taille ou jusqu’au cou dans un mamelon situé dans un paysage brûlé par le soleil. « Aucun remède » dit Winnie.
[bg_collapse view=”button-orange” color=”#4a4949″ expand_text=”Lire plus” collapse_text=”Lire moins” ]« Beckett est pour moi un refuge. Une voix qui m’aide à vivre. Jamais je n’avais osé l’aborder. Attendais-je que l’interprète dont je rêvais pour jouer Winnie atteigne l’âge du rôle ? Beckett est une école d’humilité. Dans nos sociétés de « communication », il agit comme antidote à un certain usage narcissique et boursouflé de la langue. Se mettre à l’écoute de cette voix unique, c’est se confronter à ses propres limites. Ce qui n’a rien de désespérant. Au contraire. On en ressort ragaillardi », écrit Michael Delaunoy. Anne-Claire fait entendre, sous sa houlette, toute la richesse de l’écriture beckettienne dont son ferment comique.
Prix de la critique 2018
Anne-Claire, Meilleure comédienne[/bg_collapse]
Bord de scène vendredi 10.01
avec Cédric Juliens