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Plongée dans une casserole d’eau, la grenouille cuit lentement,
bercée par la douce chaleur. Elle finit par s’endormir et meurt.
Or, immergée dans l’eau bouillante, elle aurait pris la fuite,
sauvant sa peau d’une mort certaine.
À l’aune de cette petite fable de la grenouille, qu’en est-il de l’homme ou d’une société ? Après une trilogie sur la mécanique du profit et une conférence décalée sur l’impuissance du politique face au secteur financier, Zoo Théâtre poursuit son travail d’écriture scénique et de conscientisation rafraîchissante.
Créé au Théâtre National en 2020, Points de rupture – et sa force de tir -, nous revient aujourd’hui dans un monde aux impasses de plus en plus criantes, l’écologique comme la sociale, explorant ces moments où un être humain rompt avec le système dans lequel il est inscrit, afin de tracer une autre ligne. Burn-out, révolte, crise, profond désaccord… Le spectacle interroge l’oppression qui précède, voire qui déclenche ces mutations. Et face aux dangers imminents, restons-nous immobiles, endormi∙e∙s dans l’eau chaude ? Ou cette immobilité est-elle un effet d’optique ?
Sans jamais donner de réponses toutes faites, à la manière d’un voyage à travers une question, Points de rupture articule textes fictifs, matériaux documentaires, improvisations d’acteur∙ice∙s et contrepoints vidéo. La fuite, le corps qui lâche ou le cri « ça suffit ! » font le vide et c’est dans l’espace de l’humour et de la fantaisie, que le spectacle pose les premières pierres d’un « autrement » possible… Ne sommes-nous pas en effet traversé∙e∙s de sursauts permanents où nous cherchons le moyen de sortir de nos casseroles ? Peut-être même que l’on se prépare au grand saut ?
Quand nous repoussons l’échéance, quelles limites s’atteignent, quels déclics surgissent, parfois in extremis, quel imaginaire grandit au fond de nos cervelles et nourrit la possibilité d’autres issues et d’autres écritures ?
Car enfin, nous ne sommes pas des grenouilles et d’autres fables sont possibles.
texte Elena Doratiotto & COLLECTIF
jeu Elena Doratiotto, Jules Puibaraud, Aymeric Trionfo, Aloula Watel
faussaires shakespeariens Françoise Bloch, Jules Puibaraud, Olivier Saccomano
collaboration artistique & dramaturgie vidéo Yaël Steinmann
scénographie & costumes Katrijn Baeten & Saskia Louwaard
création lumières Jean-Jacques Deneumoustier
improvisation musicale Alberto Di Lena
direction technique, constructions & régie plateau Marc Defrise
régie vidéo & lumières Michel Delvigne
régie son Boris Cekevda
régie générale à la création Cédric Otte
accompagnement création vidéo Frédéric Nicaise
accompagnement création plateau & accessoires Stéphanie Denoiseux
assistanat des ateliers de recherche Marie Devroux
régie générale des ateliers de recherche Caspar Langhoff
modeste contribution artistique Raven Ruëll
stagiaire mise en scène Marina Yerlès
diffusion & développement Julien Sigard
communication Aude Ruyter
production Daria Bubalo & Rachel Goldenberg
production exécutive Michel Van Slijpe
photographies Antonio Gomez Garcia & Marina Yerlès
assistanat à la mise en scène Cécile Lecuyer secondée par Louise D’Ostuni
mise en scène Françoise Bloch
UN SPECTACLE du ZOO THÉÂTRE
COPRODUCTION Théâtre National Wallonie-Bruxelles, MARS- Mons arts de la Scène, L’ANCRE-Théâtre Royal de Charleroi, Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, Wirikuta asbl, La Coop Asbl et Shelter Prod.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Administration générale de la Culture, Service général de la création artistique, Direction du Théâtre, de taxshelter.be, ING et du Taxshelter du Gouvernement fédéral belge.
Avec le soutien en résidence du Théâtre des 13 Vents-CDN de Montpellier. Avec l’aide du Centre des Arts Scéniques et de l’ESACT (École supérieure d’Acteurs de Liège).
Zoo théâtre remercie Nicole Eeckhout pour ses conseils d’artificière, Nathanaël Harcq, Benoît Piret, Nathalie Garraud, Olivier Saccomano, Marie Szersnovicz, Romain David et Pierre Sartenaer pour leurs regards bienveillants et critiques, ainsi que Aline Farès, Ferdinand Despy, Gabriel Sparti, Baptiste Montagnier, Benjamin Op de Beeck, Jérôme Nayer, Clément Demaria, Lucien Collard, Vincent Bockx et Isabelle Nouzha pour leurs interventions à divers moments du travail.
« Un formidable pavé dans la mare. De ceux, bien visés, au calibre parfait, qui vous éclaboussent, pas juste le corps, mais aussi la conscience. Qui creusent là où ça craque, ça déborde, ça crie que ça suffit ! »
-Catherine Makereel, Le Soir–
« La mise en scène est brillante avec tous les meubles sur roulettes comme dans une vie folle où tout doit sans cesse bouger pour que rien ne soit réglé. Mais il y a au fond de la scène, une porte de garage, porte de sortie possible vers un havre de paix, de repos, un monde qui reprendrait les couleurs de la solidarité. »
-Guy Duplat, La Libre–
« Comme le meilleur théâtre politique, celui-ci ne donne pas de réponses toutes faites, mais pose les bonnes questions et titille, avec humour et légèreté, l’intelligence du spectateur. Et au final, ce message, comme un leitmotiv : pour rompre avec le système, il faut un courage “de dingue”. »
-Dominique Mussche, RTBF–
Bord de scène mardi 14.01.25
Rendez-vous bleu mercredi 15.01.25 – Informations
Échange philo mercredi 15.01.24
Restez en salle pour philosopher autour de la question du changement avec PhiloCité !
Informations et inscriptions