L'affaire de la rue de Lourcine

Lenglumé, bourgeois noceur qui, un matin de gueule de bois, trouve dans son lit un homme dans le même état, Mistingue ; il bascule, lui et sa raison, dans une « lacune » de sa nuit et par un faisceau d’indices abracadabrants en vient à imaginer qu’ils sont les assassins d’une charbonnière, rue de Lourcine, dans les dédales d’un vieux Paris interlope. Pour faire disparaître les preuves de leur culpabilité, ils se révèleront capables du pire : l’assassinat de tous les témoins de leur forfait jusqu’à leur élimination réciproque. Un retournement improbable de dernière minute viendra stopper l’escalade meurtrière : le journal à la base du délire datait de l’an dernier – et tout termine en happy end chanté, avec pour seule victime la chatte moumoutte.
Comme souvent chez Labiche, la poésie nous attrape par surprise, entre méchanceté et tendresse, dans un monde archaïque en déroute qui frise assez vite avec l’absurde. C’est une poésie de la médiocrité, du dérisoire, de l’insondable bêtise de la petite bourgeoisie française, qu’on sait encore disposée au pire dans ses convulsions contemporaines, et dont Labiche a fait son monde.
Pourtant, selon moi, ce théâtre ne relève pas de la « critique sociale », même si certaines répliques font preuve d’une cruauté et d’un cynisme sournois – je pense par exemple à « Ah pour cela point d’embarras, la conscience, ami, ça n’se voit pas ! ». Il se joue ailleurs, peut-être dans une poétique du dérèglement.
Dans l’entre deux du matin, dans les brumes du madère et bientôt du curaçao, un trou s’ouvre dans le soi, et dans l’angoisse de la « lacune », le sens, et peut- être même l’identité vacillent. Et quand le personnage ne peut plus parler, que la crise le pétrifie, il se met, délire surréaliste, à improviser de monstrueuses chansons pour noyer la béance de son vide – sur des airs piqués aux théâtres voisins, pour la plupart complètement oubliés, entre cabaret et parodie du grand opéra. 
Retrouvez ici le teaser du spectacle

L'affaire de la rue de Lourcine

Saison 2017-18

Réserver
une
place

Grande salle

29.11 > 16.12.17
Dates
20:15 mercredi 29 novembre
20:15 jeudi 30 novembre
20:15 vendredi 1 décembre
19:00 samedi 2 décembre
16:00 dimanche 3 décembre
19:00 mardi 5 décembre
20:15 mercredi 6 décembre
20:15 jeudi 7 décembre
20:15 vendredi 8 décembre
19:00 samedi 9 décembre
16:00 dimanche 10 décembre
19:00 mardi 12 décembre
20:15 mercredi 13 décembre
20:15 jeudi 14 décembre
20:15 vendredi 15 décembre
19:00 samedi 16 décembre

DUREE DU SPECTACLE

BORD DE SCENE
Mardi 05.12 à l'issue de la représentation
Avec Virginie Thirion

JEU
Pedro Cabanas, Bernard Gahide, Marie Luçon, Fabien Magry, Tristan Schotte
MISE EN SCENE

Thibaut Wenger

ASSISTANAT A LA MISE EN SCENE

Hugo Favier

SCENOGRAPHIE & COSTUMES

Claire Schirck & Nina Blanc
RÉALISATION COSTUMES

Anne Richert & Selma Kalt
MUSIQUE

Grégoire Letouvet & Marc-Antoine Perrio

MUSICIENS

Julien Chabod, Patrick Langot, Mathias Lévy, Claire Monciero, Stéphanie Moraly, Laurent Muller,
REPETITION DES CHANSONS

Annette Sachs
LUMIERES

Iris Julienne
SONS

Geoffrey Sorgius
CONSTRUCTION

Sébastien Corbière

REGIE

Geoffrey Sorgius & Tom Bourdon
ADMINISTRATION

Patrice Bonnafoux

PRODUCTION

Premiers actes

COPRODUCTION

Théâtre des Martyrs; Théâtre en Liberté; Nouveau Relax, Scène conventionnée de Chaumont, le Théâtre Océan Nord et La Coop Asbl. Avec le soutien de la Cocof, de la Spedidam et du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique.